Historique de l´ostéopathie

andrew taylor stillL’ostéopathie, s’appuyant sur les bases anatomiques et physiologiques du corps, est apparue au XIXe siècle, sous l’impulsion d’un médecin américain, Andrew Taylor Still, dont l’esprit curieux et ouvert permit de poser les premiers fondements d’un art diagnostique et thérapeutique consistant d’une part à examiner et traiter globalement un individu au lieu de traiter sa maladie, d’autre part à tenter de conserver sa santé à l’individu pour éviter qu’il ne contracte une maladie.

En 1874, A.T. Still rompt avec la médecine traditionnelle de son époque, puise dans la médecine grecque, égyptienne, indienne et se rend compte que l’équilibre de la santé passe par l’équilibre du squelette.

Ayant compris que la charpente osseuse est solidaire et garante de l’harmonie des systèmes nerveux, musculaires et circulatoires, il formule le postulat suivant : « la structure gouverne la fonction ».

En 1900, un de ses disciples, William G. Sutherland (1872-1954), diplômé de la première école américaine d’Ostéopathie, découvre l’Ostéopathie crânienne. En désossant des crânes humains, il valide son intuition : l’emboîtement des os, leurs structures, leurs articulations entre eux favorisent la malléabilité du crâne.

Andrew Taylor Still enseigne l’Ostéopathie et crée la première école à KIRSKVILLE, petite ville du Missouri, puis John M. Littlejohn, son élève qui a fondé celle de CHICAGO, ouvre en 1918, en Europe à LONDRES, la British School Of Osteopathy.

Ce n’est qu’en 1950 qu’un Ostéopathe français de formation anglaise Paul Gény, fonda la première Ecole Française d’Ostéopathie qui dès sa création connut un succès important.

Les principes

La structure gouverne la fonctioncorps-humain
Là où la mobilité est normale et harmonieuse, la maladie ne peut se développer.

La loi de l’artère
Une bonne « circulation » (artério-veineuse, lymphatique…) est indispensable à une bonne santé et toute entrave lui est nuisible.

L’homéostasie
Le corps a la possibilité de maintenir à leur valeur normale ses différentes constantes physiologiques.

La globalité
Les différentes parties du corps sont inter-dépendantes les unes des autres. La manifestation douloureuse est souvent l’effet et pas toujours la cause du problème.

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